Carnet de terrain
« Je pensais être couvert. » La phrase que tout courtier redoute
· Par Diane du Paty, CEO & co-fondatrice · 1 min de lecture
Un dégât des eaux, une canalisation encastrée, un mur ouvert. Le client se croyait bien assuré ; les frais de recherche de fuite étaient plafonnés. Pourquoi un contrat se comprend au sinistre, et ce que le courtier peut faire avant.
« Je pensais être couvert. » C’est la phrase que tout courtier redoute après un sinistre.
Ce mois-ci, un cas m’a été remonté par une agence partenaire. Un dégât des eaux dans un appartement. Canalisation encastrée, mur ouvert, travaux importants. Le client est persuadé d’être bien assuré. Il découvre après coup que les dommages sont partiellement exclus.
Pourquoi ? Parce que le contrat distingue les dommages causés par la fuite, et les frais de recherche de fuite, plafonnés. Sur le papier, tout est écrit. Dans la vraie vie, personne ne lit une clause comme celle-ci.
La clause, et sa traduction
Telle qu’elle apparaît souvent : « Les frais de recherche de fuite sont pris en charge dans la limite d’un plafond, hors travaux de remise en état. »
Version expliquée à ma grand-mère : « L’assurance paie pour trouver la fuite, mais pas forcément pour casser et refaire les murs. Et c’est souvent là que ça coûte cher. »
Dans ce dossier, le client avait baissé sa prime l’année précédente, sans mesurer que ce type de frais devenait très peu couvert.
Ce qui va se multiplier en 2026
Les assurés arbitrent plus, plus vite, souvent sur le prix. Le rôle du courtier, dans ces moments-là, est simple mais exigeant :
- traduire les clauses avant le sinistre ;
- illustrer avec des cas concrets ;
- tracer le conseil quand un arbitrage est fait.
Ce qu’il faut retenir
Un contrat d’assurance se comprend rarement à la signature. Il se comprend toujours au sinistre. Le travail du courtier, c’est d’éviter que ce moment-là soit une mauvaise surprise.


