Carnet de terrain
D’assistants séparés à une plateforme unique : pourquoi nous avons reconstruit Panora
· Par Diane du Paty, CEO & co-fondatrice · 2 min de lecture
Notre première version alignait des assistants séparés : un pour tarifer, un pour comparer, un pour restituer. Ils ne partageaient rien. Pourquoi nous avons tout repris, et ce que ça change pour les cabinets.
Avec les outils d’aujourd’hui, sortir une démo convaincante prend un week-end. Un agent qui lit un Kbis, un autre qui remplit un extranet, une interface propre par-dessus. Ça impressionne en réunion.
Ce qui est difficile, c’est autre chose : un produit qu’un gestionnaire utilise dix fois par jour, sur de vrais dossiers, sans surprise. Un produit où une prime fausse n’est pas « une hallucination de 5 % », mais une erreur qui engage la responsabilité du cabinet.
Ce que notre première version faisait mal
La première version de Panora alignait des assistants séparés. Un pour la tarification. Un pour la comparaison d’offres. Un pour la restitution au client.
Chacun fonctionnait. Ensemble, ils ne partageaient rien. Le risque saisi pour tarifer n’était pas celui qu’on comparait. La fiche client vivait dans l’outil de gestion, pas dans l’assistant. Le courtier faisait le lien à la main, et ce lien, c’était justement la tâche chronophage qu’on prétendait supprimer.
Les courtiers nous l’ont dit sans détour. Ils avaient raison.
Ce qu’on a repris
Nous avons tout repris autour de trois briques.
Un seul assistant. Le courtier lui demande ce qu’il veut, avec ses mots. Une tâche simple est faite sur-le-champ. Une procédure entière devient un workflow, chaque étape sensible attendant sa validation.
Connecté aux outils du cabinet. Le logiciel de gestion reste la référence. Panora y lit, y écrit, et garde la trace. Rien n’est exporté, rien n’est ressaisi.
Tous les connecteurs maintenus par Panora. Extranets assureurs et grossistes, messagerie, documents, données d’entreprise. Les accès de chaque courtier, dans un périmètre restreint, journalisés. Quand un extranet change, le connecteur suit.
Ce que ça change pour un cabinet
Un cabinet n’adopte pas un outil parce qu’il est impressionnant. Il l’adopte parce qu’il tient au quotidien, sur des dossiers réels, avec des gestionnaires qui n’ont pas le temps d’apprendre.
C’est ce produit-là qui a reçu le premier prix du festival Onze Bis en juin. C’est lui que plus d’une centaine de partenaires et de courtiers sont venus voir sur notre stand aux Journées du Courtage. Et c’est lui qu’une cinquantaine de cabinets utilisent aujourd’hui, en France et en Belgique.
Construire vite reste utile : pour tester, pour apprendre. Mais ce qui compte, c’est ce qui reste quand la démo est finie.


