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Carnet de terrain

Développer son IA en interne : ce que cela engage vraiment pour un cabinet de courtage

· Par Diane du Paty, CEO & co-fondatrice · 2 min de lecture

La question revient dans presque tous les comités de direction. Les motivations sont bonnes. Mais construire, ce n’est pas lancer un projet : c’est recruter, connecter chaque outil, suivre une IA qui change tous les trimestres, et maintenir. Le point qu’on sous-estime le plus : les connecteurs.

« Et si on construisait notre propre IA ? » J’entends cette question dans presque chaque comité de direction de cabinet en ce moment. Elle mérite une vraie réponse, pas un réflexe de fournisseur.

Les motivations sont bonnes

Garder la main sur ses données. Ne dépendre de personne. Avoir un outil taillé pour sa façon de travailler, pas pour celle du voisin. Un cabinet qui se pose la question a compris quelque chose d’important : l’IA va toucher au cœur de son métier, et il ne veut pas le subir.

Je partage ces motivations. C’est la conclusion que je ne partage pas.

Construire, ce n’est pas lancer un projet

Un projet a une fin. Un produit, non. Construire son IA en interne, c’est s’engager sur quatre fronts, en même temps, pour des années.

Une équipe. Recruter des ingénieurs qui savent faire travailler des modèles sur des documents d’assurance, puis les garder, dans un marché où tout le monde les cherche.

Les connecteurs. C’est le point qu’on sous-estime le plus. Un agent utile doit lire et écrire dans l’outil de gestion, dans la messagerie, et sur les extranets des assureurs et des grossistes. Chaque extranet a ses écrans, ses codes de vérification, ses changements sans préavis. Il faut les brancher un par un, puis les maintenir un par un. Nous en entretenons plusieurs dizaines. C’est un travail à plein temps, pour toujours.

La veille. Les modèles changent tous les trimestres. Ce qui était le bon choix en janvier ne l’est plus en septembre. Il faut évaluer, comparer, migrer, sans casser ce qui marche.

La maintenance et la sécurité. Hébergement, chiffrement, journal d’audit, RGPD, DDA. Et une astreinte quand un extranet change un vendredi soir.

Ce qui mérite vraiment d’être à vous

Vos procédures. Vos règles. Vos données. C’est là que se joue la différence entre deux cabinets, et c’est exactement ce que vous gardez avec Panora. Vous décrivez votre procédure avec vos mots, elle devient un workflow. L’agent l’exécute dans vos outils. Chaque action reste validée par vous.

Le reste, l’équipe, les connecteurs, la veille, la maintenance, c’est notre travail. Et c’est ce que choisissent les cabinets qui nous ont rejoints ce mois-ci : garder la main, sans porter la charge.