Carnet de terrain
Garantie émeutes obligatoire : comment en parler à vos clients
· Par Diane du Paty, CEO & co-fondatrice · 1 min de lecture
Depuis 2026, la garantie émeutes revient dans tous les contrats multirisques pro et habitation. Les primes montent, les clients demandent des explications, les assureurs parlent de « taxe casseurs ». Quatre choses que cela change pour un cabinet, et comment préparer la conversation.
Un amendement discrètement déposé au Sénat réintroduit la garantie émeutes obligatoire dans tous les contrats multirisques pro et habitation pour 2026. Les courtiers le savent déjà : leurs clients vont voir leurs primes augmenter.
Les assureurs parlent de « taxe casseurs ». Le gouvernement répond par la recrudescence des violences urbaines. La réalité pour les cabinets, c’est une garantie qui revient par la petite porte dans le budget 2026, incluse automatiquement dans tous les contrats d’assurance de biens.
Ce que ça change pour un cabinet
Des primes en hausse généralisée. La garantie obligatoire se répercute sur tous les assurés, entreprises, commerces et particuliers, y compris ceux qui n’ont jamais été touchés par des troubles. Dans un marché déjà sous pression, les clients vont demander des explications sur une surprime qu’ils n’ont pas choisie.
Un nouveau sujet de conseil, et pas le plus simple. Pourquoi cette garantie les concerne alors qu’ils n’opèrent pas en zone sensible ? Comment la surprime pèse sur leur compétitivité ? Existe-t-il des alternatives ou des exclusions possibles ?
Des relations assureurs-courtiers sous tension. Les compagnies dénoncent une mesure injuste. Le courtier, au milieu, doit expliquer à ses clients pourquoi leurs coûts augmentent alors que leur exposition réelle n’a pas changé.
Un conseil à tracer. Avec la recommandation ACPR sur le devoir de conseil, chaque recommandation sur cette garantie devra être justifiée et documentée : pourquoi telle compagnie plutôt qu’une autre, sur quelle analyse des besoins.
Ce qu’il faut retenir
Cette garantie obligatoire n’est pas une ligne de plus dans les conditions générales. C’est un sujet de friction avec vos clients, et un test de votre crédibilité en conseil. Préparez dès maintenant vos arguments et vos process pour expliquer sereinement cette hausse à vos assurés.


