Carnet de terrain
Cyber : la baisse des tarifs rouvre la conversation avec vos PME
· Par Diane du Paty, CEO & co-fondatrice · 1 min de lecture
En 2026, les tarifs cyber pourraient baisser jusqu’à 20 % en France. Vos clients PME refusent encore de souscrire, et le vrai frein n’a jamais été le prix. Les trois obstacles observés sur le terrain, et ce que cette détente change pour vos cabinets.
En 2026, les tarifs cyber baissent en France. Vos clients PME refusent encore de souscrire. Le vrai frein n’est pas le prix.
Depuis trois ans, j’entends la même chose de la part des courtiers IARD : impossible de faire souscrire les PME en assurance cyber. Trop cher, trop compliqué à expliquer, trop abstrait.
Le marché change
De nouvelles capacités entrent sur le marché français, la concurrence s’intensifie, et selon la note de conjoncture de WTW, les tarifs cyber pourraient baisser jusqu’à 20 % cette année. C’est la première détente significative après des années de marché dur sur ce segment. Une ouverture commerciale réelle. Mais le prix n’était pas le seul obstacle.
Les trois vrais freins
Ce que j’observe sur le terrain, c’est que la cyber bute sur trois points très concrets pour les PME.
Le questionnaire de souscription. Répondre à trente questions techniques sur l’état du parc informatique est une vraie barrière pour un dirigeant qui n’a pas de DSI. Beaucoup abandonnent avant même d’avoir vu le tarif.
La pédagogie produit. La différence entre une garantie incident et une couverture interruption d’activité reste opaque pour beaucoup de chefs d’entreprise. Sans explication claire, la valeur ne passe pas.
L’abstraction du risque. La sinistralité cyber reste théorique jusqu’au jour où le voisin de bureau se retrouve bloqué pendant une semaine.
Ce que la détente ouvre
Elle rouvre la conversation. Elle vous donne une accroche commerciale que vous n’aviez pas depuis longtemps. C’est le moment de relancer les clients qui avaient refusé un devis il y a deux ans, et de reprendre les cotations qui avaient achoppé sur le budget.
La pédagogie reste votre travail. Mais le marché est enfin de votre côté.


